Mais ou est ce que je vais? Quel est mon but dans tout ça? Cette espèce de plaine de lumière blanche remplie de fumée au sol va finir par être l’endroit où Saï commit la plus monumentale stupidité de sa vie. Et je pèse mes mots; tout ça est bien avancé déjà. Pourquoi on reste là à attendre? Se reposer? Je suis si fébrile que mes poings se ferment seul, j’ai envi de donner des coups de pieds partout autour de moi, utiliser Ura Renge pour me vider complètement de mon énergie, sombrer dans l’inconscience. Je sais. Cela m’arrive rarement d’être impatient, de vouloir frapper partout, mais c’est que je veux me changer les idées. Quoi que je fasse, même la méditation, rien ne peut enlever l’image des yeux froids, ce regard à vous dresser les cheveux sur la tête, de Yasmina. Le vide m’a envahi, je crois que je n’ai jamais ressenti une telle douleur. Pas intense au point de crier ou pleurer, comme quand on se casse un membre. Non, une douleur sourde, qui s’attaque au plexus, qui me tire vers le bas, me donne envie de m’effondrer au sol. Mes mains tremblent, je ferme tranquillement les poings, les paumes réconfortent ainsi les doigts. Je veux m’éclaircir les idées, mais savoir que Yasmina crois que je n’ai fait que me moquer d’elle depuis le début, c’est la pire des tortures.
Je voudrais être là, présent dans son cœur. Mais on dirait que celui-ci à été lacéré trop souvent, son armure ne laisse passer personne. Je tends une main, dans le noir, et aucune autre ne peux venir la prendre. J’ai beau être entouré d’amis, quand je la vois seul, contemplant le vide, son esprit vagabondant dans les contrées obscures de ses souvenirs, je me sens à des milliers de kilomètres, seul quelque part entre rien et le néant…
Qu’est ce que je peux dire? J’ai besoin de savoir ce qu’elle ressent pour moi.
Est ce que c’est quelque chose que j’ai fait? Quelque chose que je n’ai jamais dit? Ou est ce que j’ai toujours été dans le chemin? Quelqu’un, j’ai besoin d’aide parce que là, je ne sais plus quoi faire. Il me manque ce mot qui n’a jamais été prononcé pour lui faire comprendre a quel point je l’aime. Damn. A quoi ça sert de rester dans mon coin à remuer ces sombres pensées, à me demander pourquoi mon univers est sur le point de basculer. Au tant aller au devant des choses. Affronter mes ennemis de face, c’est ce que j’ai toujours fait. Je fais de l’honnêteté un fondement dans ma vie. Je vais me relever, me diriger vers elle, et lui dire exactement ce que je ressens. Tant pis, si elle me prend pour un idiot fini. Au moins, elle va savoir que jamais je ne me suis moqué d’elle. Que je l’aime, que je serais la pour elle quoi qu’il arrive.
Peut-être qu’à cause de ça, je ne la verrai jamais sourire, finalement. Mais au moins elle saura.
Et je saurai.
lundi 3 septembre 2007
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
1 commentaire:
courage sai, même si elle te refuse, je crois qu'au moins, elle va arrêter de penser que tu te moque d'elle, mais qu'est-ce qui te fait penser qu'elle croit que tu le fais. tu n'as rien fait pour qu'elle pense ainsi, tu es trop naif et trop sincère de toute manière pour penser "croche", c'est bizarre ...
Enregistrer un commentaire