lundi 31 mars 2008

Artéfact, enfin

Et bien. Ça y est, finalement. Aussi simple la traversée de cette salle à été, je sens qu’un poids vient d’être enlevé de mes épaules…Ou devrais-je dire qu’avec « eux » avec moi, je suis en mesure de soulever ce fardeau. Cette force qui s’est insérée en moi quand j’ai installé ces protège avant-bras sur mes bandages protecteurs me terrifie, mais me fascine en même temps. J’ai l’impression d’être enfin prêt.

On verra ce que je vaux maintenant en combat…

Je ne savais pas que Gwen souffrait autant…Au point de s’enfermer dans l’invisibilité pour pleurer…Mais je comprends ce qui la fait souffrir. Elle qui croyait qu’Ariste était son ami…Une personne « noble »… Ne blesse pas ses amis, ne s’attaque pas à leurs points faibles quand il se sent attaqué. Alors qu’il m’accuse de ne jamais m’être excusé, il ne fait qu’agir comme si tout n’étais qu’amusements…Quand c’est lui qui ne se sens pas bien, nous devons tout arrêter pour l’écouter, mais quand il blesse les autres il ne sert à rien de s’en faire… voir souffrir me fait vraiment réaliser à quel point cette histoire de frère sœur s’est insinué en mon cœur. Je sens qu’elle est plus qu’une simple amie, elle pourrait tout aussi bien être ma vraie sœur. Je veux la protéger de tout ce qui peut lui faire du mal. Signe du destin ou non, ce qui est maintenant avec moi peut en soi m’aider à le faire.

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« Tu sais ce que c’est d’être rejeté, non? » Prononcé sur un ton neutre, froid sans pitié…C’est assez fort pour abattre mon âme. Je vois à quel point j’ai progressé, avec Yasmina. Au point ou elle me prête sa cape pour me tenir au chaud la nuit.

Au point de sourire en ma présence.

Au point de me donner des petites taloches amicales plutôt que des coups de poing.

Au point de la voir se confier qu’elle s’inquiète pour Gwen.

Au point de voir qu’elle n’a pas l’intention d’aller plus loin.

Je suis relativement déchiré. Suis-je bien quand elle est près de moi? Ou est ce que je souffre plus qu’autre chose? J’ai l’impression que l’amour était si simple, avec Akemi. Un amour qui représente la joie, la lumière. Depuis que je me suis rendu compte, il y a longtemps, près du château d’Aram, que c’étais effectivement de l’amour que je ressentais pour Yasmina, je croyais que c’étais le même type d’amour. Me trouver en sa présence, me faisait toujours sourire, toujours chaud au cœur. À son retour des plaines célestiales, j’étais euphorique. La femme que j’aime m’accompagnait de nouveaux. Mais étais-je totalement aveugle? Le combat contre Sholva m’a ouvert les yeux.

J’ai posé mes lèvres sur les siennes cette seule fois. Je lui ai dit « Je t’aime », un je t’aime vrai, mon regard plongé dans le sien, cette seule fois. Comme j’ai déjà écrit cette journée fatidique, j’aurais peut-être dû mourir, terrassée par le dragon. Pas pour moi ni le groupe. Mais pour elle seule. J’étais devenu une source de peur, de tristesse. Un mal si intense que c’est de la bouche de son arme que sa réponse à mon appel est venu. Mon corps en ressent encore les brûlures. Ça a été une des expériences les plus douloureuses et éprouvantes de ma vie. J’en suis sorti avec une longue et profonde cicatrice…Et aujourd’hui j’ai l’impression qu’elle s’ouvre par intermittence…Pourquoi je l’aime tant? Et pourquoi ce n’est…



Au moins, quand je vois Saï Jr. s’entraîner, je sens un peu de vrai joie…Quand je ressens que Gwen m’apprécie, je ressens un peu de joie, quand je perçois que même Yamaël me fait confiance, je ressens de la joie…

Mais quand Yasmina m’interdit de mourir, sous peine de remmener mon esprit pour me frapper, je souris timidement. Au moins, elle ne m’ignore plus complètement. C’est sa façon de dire « ne meurt pas » devant autant de personnes. Sa façon de me dire qu’elle serait triste si je ne revenais pas?

Hum…

1 commentaire:

Eos / Michael a dit…

ben oui, gros tarla, elle serait triste si jamais tu devais mourir, elle tient à toi, mais à quel point, ça personne ne le sait