jeudi 24 janvier 2008

Réunions, l'attente du conseil...

Plus d’une semaine s’est écoulée sans incidents depuis l’attaque du dragon blanc en pleine nuit. Le seul accroc fut d’attaquer un jeune dragon qui se révéla en fait un allié.

Pendant le voyage, j’ai pu enfin toucher un mot à Tristan. Il a l’air de tenir le coup, malgré le fait que la femme qu’il attend depuis près de 400 ans s’est sauvée à l’instant ou elle a ressenti sa présence. Au moins il sait que s’il a envie de parler, ce dont je doute vu son air taciturne, il aura quelqu’un à qui parler.

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J’avais dans l’intention de me rendre au quartier général de la guilde de la ville de Légend. Pour avoirs des explications sur mon maître. Mais plusieurs raisons m’ont fait changer d’avis. Premièrement, Yasmina et Réno ont raison, inutile de me rendre à un endroit où les gens pourraient connaître mon visage, à cause de la hunter que Yasmina à laissé filer. Me faire arrêter ou mettre de l’huile sur le feu, c’est inutile. Et deuxièmement, je ne suis pas préparé. Dans une station aussi éloignée, quelles informations pourrais-je vraiment tirer? Non. Il va falloir que je me rende dans le VRAI quartier général. Alors peut-être pourrais-je avoir ce que je cherche. Et j’aurais le temps de me préparer pour aller vers eux.

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À force de persévérer, j’ai pu enfin finir ma formation de lecture sur les lèvres. Yasmina est tenace. Elle croit que ce n’étais qu’une façon pour moi de regarder ses lèvres. Franchement. Je peux la regarder a des centaines de mètres de distance qu’elle ne s’en apercevrais même pas. Mais puisque je ne voulais pas qu’elle me frappe de plus belle, je me suis contenté de lui expliquer que ce n’étais pas du tout mon but. En fait, j’aurais très bien pu attendre que Réno cesse d’enseigner à tout le monde pour qu’il me l’apprenne, mais je voulais que Yasmina comprenne que je peux très bien être en sa présence sans pour autant la gêner. Peut-être le fait qu’elle a accepté que Rain participe à ses cours et pas moi l’a relativement fait changer d’avis. Par pitié pour me laisser seul? Bah peut-être. Mais elle a fini par accepter. Ça m’a rendu joyeux. Mais cette joie s’est terminée comme on brise un verre en le lançant dans un mur de brique. Alors que nous nous promenions dans la ville de Legend, j’ai voulu lui donner le ruban. Le ruban que Yamaël et moi avions choisis, pour les tests ou je ne sais pas quoi. J’aurais voulu qu’elle accepte le cadeau. Qu’elle le porte, ne serait ce qu’une seule journée. Une minute même. Elle l’a accepté. Finalement. Mais elle l’a jeté aussi froidement qu’on jette un déchet inutile, dans l’aumône de l’église. J’en suis resté cloué sur place. Comment pouvait-t’elle être aussi méchante? C’est comme un si un coup violent vient d’être donné dans un immense barrage, et que des fissures laissaient maintenant passer de l’eau. D’autres coups comme celui-là détruirait le barrage à coup sûr. Je m’assis dans le fond de l’église. Je dus prendre quelques minutes pour calmer ma respiration. Vive le Qi Gong, une méthode très efficace pour calmer un esprit tourmenté. Alors que je viens pour me relever, je vis Yasmina, en pleine discussion avec Réno. Elle parti dans une autre chambre avec lui, puis en revenant, s’agenouilla près de lui, pour prier. J’aurais peut-être préféré ne pas voir ça. Alors qu’elle m’ignore constamment, elle s’agenouille près d’un vampire…



Au moins je n’ai pas la mémoire courte et je me rappelle que la semaine dernière elle me parlait (aussi étonnamment que cela puisse paraître) comme à un ami. Pour la première fois depuis que nous l’avons ramené. Je me rappellerai toujours de cette soirée, devant la montagne abritant l’artéfact pour ouvrir le portail de lumière devant nous transporter dans le plan célestial. Ce soir où, alors que les autres partaient, Yasmina m’a attrapé par le bras, et m’a dit :

« Don’t die out there. »

Ce fut la première fois ou j’ai su, dans son regard comme dans son intonation, qu’elle tenait à moi, d’une certaine manière.

C’est uniquement ce que je souhaite maintenant. Qu’on en revienne à ce stade-là. Je ne regretterai jamais de l’avoir embrassé. Mais toutes ces soirées à parler avec elle me manquent. Aujourd’hui il est quasiment impossible de tenir une conversation avec elle… Et passer du temps avec elle est ce que je préfère. Je l’aime qu’est ce que je peux y faire.

Enfin, après cette période à ruminer dans mon coin, les autres sont venu nous rejoindre à l’église. Et quand Yamaël nous a mentionné avoir conversé avec une dame en kimono noir, j’ai su instantanément qui elle était. Et Ariste n’a fait que confirmer la chose. Je suis entré dans un confessionnal pour pouvoir parler seul à seul avec elle. Après les élucubrations d’un prêtre étrange, qui ne se défendrait pas s’il se faisait attaquer par des dragons parce qu’il continuerais à vivre en esprit de lion où je ne sais pas quoi, elle est enfin apparue. Et l’on a discuté. J’ai enfin les indications qui me conduiront à l’artéfact qui m’aidera à tenir Matimeo à distance. Après que l’histoire des dragons sera réglée, nous devrons faire un détour vers le sud est. Quentin m’a embrassé sur le front. C’étais un genre d’encouragement silencieux, je crois. Ça fait quand même drôle de me dire que je me suis fait embrasser par Dieu…Si les Chrétiens savaient… Si Yasmina savait…Quelle tête elle ferait!

Alors que Gwen, Caïn et Rain ont décidé de rester chez le dernier dragon qui a voulu rencontrer les bébés, le reste, moi y compris, allons rester chez nul autre que Filven. Le mari d’Akemi 0_0. La première chose que j’ai remarqué depuis qu’il m’a vu, c’est qu’il me hait. Royalement en plus de cela. Sa personne émane le dégoût envers moi. Akemi ne lui a sûrement pas dit qui j’étais, quand je repense au fait qu’elle ne voulait vraiment pas qu’il me rencontre, me voilà assis à leur table, Akemi qui ne lâche pas sa nourriture fleurie des yeux, et lui qui me dévisage à chaque fois que j’ouvre la bouche. Je n’oserai pas lui lancer un commentaire à la dame de la maison, de peur que son Mari me saute à la gorge. Pas que j’ai peur de lui, monsieur « titre de noble dans une boîte de Cracker jack « Et de toute façon qu’est ce que c’est que ça, Une boîte de briseurs de noix fait par Jack? En tout cas… Peut-être que nous pourrions nous affronter à autre chose qu’un jeu d’échecs…

Me retrouver sous le même toit qu’Akemi avec Yasmina à mes côtés, c’est comme deux mondes totalement différent fusionnés en un seul. Moi mercenaire, vis-à-vis de moi moine… Étrange comme comparaison. J’ai tellement changé, mes buts sont à deux opposés… Honnêtement, je suis très heureux du chemin que j’ai parcouru, et de ou j'en suis présentement dans ma vie. Juste regarder mes amis me fait sourire.

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