Nous avons passé une semaine tranquille chez Filven. Réno voulait aller pratiquer ses techniques de voleurs dans la tour de Lunas. Il a passé la semaine là-bas. Quoi que très réticent au début, j’ai fini par accepter de le laisser partir, de toute façon, quelque chose arrive, il y a toujours Caïn qui à une bague pour aller le chercher, et il peut toujours communiquer avec moi par télépathie. Le groupe est resté séparé en deux groupes distincts toute la semaine. Je ne sais pas vraiment ce que Rain, Gwen, Caïn, et Tristan ont fait de leur temps. Moi je l’ai passée avec Saï junior, à le former. Je mets toute mon énergie dans l’entraînement, ça montre ce qu’est la constance et la persévérance à mon élève.
Grâce à Réno, j’ai pu affronter Filven en duel. Je n’aurais peut-être pas dû me moquer de son fleuret. Mais franchement, il n’arrêtait pas de me relancer, je ne pouvais tout simplement pas me taire. Mais voilà qu’il me propose un duel d’honneur. Peut-être étais-ce ce qu’il lui fallait. Me frapper à du lui faire du bien. Sa haine et son arrogance m’exaspéraient. Et en plus, j’ai eu droit à un échange à main nue. D’artiste martial à un autre. Voilà qui faisait longtemps que je n’avais pas eu droit à ce genre de combat. Je savais qu’il était officier de l’armé, mais je ne m’attendais pas à ce qu’il puisse se battre sans armes. Il sait se bagarrer le type, il n’est pas un officier de l’armé qui n’a que son titre grâce à l’argent. Il avait beaucoup plus d’expérience de combat que je n’en avais, ça se sentait dans ses coups. Mais j’ai fini par avoir le dessus. Il utilisait plutôt les coups dévastateurs, des attaques avec la force brute de son corps. Moi avant le combat, j’ai réussi à faire le vide, circuler un peu le ki dans les Tenketsus. C’est une sensation étrange. Un peu comme sentir une rivière froide couler dans chaque partie de son corps… Je crois que si je n’avais pas utilisé le Juukendo, je ne l’aurais pas remporté, ce combat…
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Mon Dieu, dans quel plat j’ai été me mettre les pieds. Jamais je n’aurais du aller passer la semaine dans la demeure de Filven.
Jamais je ne l’ai vu venir. Akemi m’aime encore. Et même si je lui ai dit que j’aime une autre femme, ça n’a pas l’air de lui faire quoi que ce soit. Je sais que c’est une femme têtue. Et elle me l’a même dit, quand elle prend ne décision, elle y tiens. Malgré le fait qu’elle aie un mari, elle ne l’a jamais aimé. Selon ses mots, malgré toutes les richesses qu’il peut lui apporter, la vie à la cour qu’elle a toujours souhaitée, il ne peut lui apporter l’affection ni l’amour qu’elle a connu avec moi… Elle m’a demandé si je lui avais pardonné. Je ne sais pas vraiment, mais je crois que mon cœur dirait oui…
Si elle était arrivé ne serais-ce que 6 mois auparavant, peut-être que mon cœur aurait pu rebattre pour elle uniquement. Nous avons vécu une belle histoire. Pendant deux ans, nous nous parlions comme si personne d’autres existait, elle s’appuyait sur moi comme si mon épaule était plus réconfortante que la plus Sûre des forteresses, nous marchions des heures, parlant, sans directions précises. Nous ne nous étions jamais dits «, je t’aime », mais les mains se frôlant parfois, les regards, voulaient tout dire. Mais…Alors que les choses devenaient sérieuses, vraiment sérieuses, c’est là qu’elle est partie. Je n’ai rien pu dire. Point final. Traqué à mort, pas moyen de la revoir. Ça a pris des années à m’en remettre.
Je lui ai donné le meilleur de moi-même. Mais j’ai réalisé qu’elle n’a jamais été ce que je cherchais vraiment.
Je suis bien mieux dans ma peau aujourd’hui qu’à l’époque. Je ne pouvais même pas dire mon vrai nom aux autres dans le temps. Non, c’est fini avec Akemi, quoi qu’elle dise, j’ai passé trop de temps à recoller ce qu’elle avait brisé au nom du Devoir, et même si j’ai cru un jour vouloir revenir avec elle, même si j’ai pensé un jour ne jamais me sortir de cette triste léthargie qui a suivie sa trahison, je suis passé à autre chose.
Je n’ai qu’à regarder Yasmina et me dire « mais qu’est ce que j’ai bien pu trouver de SI attirant chez Akemi? » Elles sont en tout point différentes…C’est vrai dès le premier regard, j’étais amoureux d’elle. Elle était douce, attentive a tout ce que je faisais, amicale, souriante, chaleureuse. J’avais besoin de quelqu’un, elle était là… Toujours. Elle m’aimait aussi, ça il n’y a pas de doute. Malgré tout ce qui pouvait nous séparer à cause de la situation, même quand nous devions faire comme si nous ne nous connaissions pas, son regard vert comme une forêt d’été, me pénétrait complètement et voulait dire «, ‘ je suis là, Saï. Ne t’inquiète pas. »
Pourtant, je le vois maintenant que je suis redevenu moi-même, elle n’étais pas la femme que j’attendais. Elle étais très tournée sur elle-même. Tout ce qu’elle faisait, avec moi, elle ne le faisait que pour elle. Je remarque que je n’ai jamais eu besoin de mentir sur mon passé, car elle n’a presque jamais posé de questions. Et c’est pour cela que je la connais par cœur, les conversations ne tournaient qu’autour des sujets là concernant, elle. Et le développement de notre amour ne s’est fait que sur des bases éphémères. Elle fait partie de ces gens qui ne s’arrêtent qu’à la surface. Pas de développements en profondeur. Puis, fini. On balaye Saï du revers de sa main.
Et ensuite, je tombe amoureux d’une chasseuse de vampire. Froide. Distante. Directe. Obstinée. Pour qui les rapports avec les vivants sont source de malheur et d’ennuis. Mais d’un autre coté, elle est dévouée, consciencieuse, sensible, honnête, et infiniment courageuse. Je sais qu’elle n’a pas eu la vie facile, mais elle est une guerrière d’élite. Elle est forte. J’ai appris à aimer être en sa présence. Son calme, son silence m’apportent une grande paix intérieure… On a passé au travers plusieurs épreuves, ensemble. J’ai éprouvé les sentiments les plus fort de ma vie avec elle. Les plus beaux et les plus terribles.
Elle est ce pour quoi je me suis battu toute ma vie. Si ce n’est pas elle, ce ne sera aucune autre.
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Oh et il y a cette idée de compétition qu’Akemi s’est mise en tête. Elle sait que Yasmina ne me porte pas nécessairement encore dans son cœur. Et elle m’a fait comprendre que, quoi que je fasse, me veut pour elle toute seule. Elle a passé ses journées à parler avec Yasmina. De quoi diable ont-elles pu discuter? Elle pourrait très bien lui raconter des absurdités à mon sujet, ne serais-ce pour la décourager. Ce n’est vraiment bon signe, mais j’étais encore un peu trop sous le choc pour extirper les informations de la chasseuse… Yasmina qui sort ses manières de petite fille innocente. Quoi de plus perturbant. Mais en même temps… Charmant et enchanteur. Même si je préfère la Yasmina normale. Je sais qu’elle se force pour agir de la sorte, que ce n’est pas la vraie « elle ».
Non, la vraie Yasmina est du genre à donner à une autre fille un ruban qui lui était destiné. Peu importe qu’Akemi trouve que j’ai des bons goûts. C’est dans les cheveux de Yasmina qu’il devait aller. Mais j’ai été en racheter un autre…Celui-là, elle ne l’a pas déchiré. Mais je lui ai repris. Quand je lui donnerai la prochaine fois, je vais la convaincre de le garder. Et intacte.
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C’est amusant, Gwen m’encourage à continuer. À persévérer dans cette…Quête? Acharnée du cœur de celle que j’aime. Pourtant, elle considère être malade, alors qu’elle tombe lentement en amour avec Caïn. Une maladie. En voilà une autre qui ne comprend rien à rien. Au début, j’ai eu un petit chaud au cœur en apprenant la nouvelle, dès que j’ai cru ce que Réno m’apprenait. Mais quand la jeune elfe me l’a confirmée, j’ai eu comme un petit malaise. Caïn ne la lâche pas d’une semelle depuis longtemps… Peut-être le fait de toujours la prendre dans ses bras, de la coller, de lui parler en mots doux, n’a fait que devancer l’inévitable, mais maintenant, c’est chose faite… Mais lui, quels sont ses sentiments? Primrose, dans tout ça? La seule chose à faire, c’est au minimum de ne plus dormir avec Gwen. C’est énervant, car je voulais moi-même arrêter cette façon de passer la nuit. Elle doit apprendre à dormir seule, prendre un peu d’assurance. Elle le faisait bien, avant. Et son maître qui la tourmente, bientôt… Je croyais que ça allait lui passer, mais non, et je vais devoir prendre le relais. Caïn ET Gwen me l’ont demandé à des moments différents. . On dirait qu’ellen’est qu’une enfant fragile qui ne peut dormir sans la présence rassurante de ses parents. Comme elle n’en a pas, elle s’est trouvé des amis avec lesquels elle se sent en sécurité. Chose étonnante, elle est quand même aller dormir avec son « petit brin d’herbe » le soir avant la rencontre avec les créatures ailées. Et il a accepté.
La dernière vision que Caïn à reçu a eu l’air des plus éprouvants… Réno m’a réveillé pendant la nuit. On se serait cru dans un rêve étrange, Yasmina assise pour lire la genèse, Tristan assis dans le noir, les autres se levant tranquillement. On s’est téléporter jusqu’à Caïn, car Réno l’avait vu partir en éclair de lumière. Il n’était pas loin, mais il était clair qu’il n’allait pas bien. Il pleurait, ou s’apprêtait à le faire, car il ne voulait pas nous montrer ses yeux. Son ton était catégorique, il voulait être seul. Rester aurait été une perte d’énergie pour tous, et une souffrance supplémentaire pour lui. On a décidé que personne ne le dérangerait de la nuit. Je vais lui demander ce qu’il a été appelé à voir cette fois. Il joue bien son jeu, le petit prince. Alors que son cœur est ravagé, lui passe son temps à sourire. Je ne sais pas ou il a appris a mentir sur ses sentiments comme ça, mais c’était sûrement une bonne école.
Nous nous sommes rendu au concile des dragons. Honnêtement, c’étais beaucoup moins impressionnant que ce que je croyais. Je m’attendais peut-être à trop en imaginant une centaine de dragons différents… Il n’y en avait que huit. Mais Rain à su naviguer correctement, répondant avec son cœur. Heureusement c’était ce que nos interlocuteurs à écailles ont voulu entendre. Nous allons êtres surveillés, mais ça ne me fait pas peur. Nous n’avons rien à nous reprocher, et Rain n’a qu’à être une bonne mère pour ses petits.
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Alors ça, c’est la meilleure nouvelle depuis longtemps. Sholva nous a ramené Marié, finalement. La revoir, c’est comme de voir un poids s’enlever instantanément de mes épaules. Je m’étonne moi même de m’être autant ennuyé d’elle. C’est vrai que je passais beaucoup de temps avec elle, juste avant qu’elle ne disparaisse. Je l'aime bien cette petite.
Mais là, il va falloir qu’Ariste s’explique. Honnêtement, j’ai senti un élan de colère monter quand il l’a prise sous son bras. Mais j’ai dû le réfréner. Ce n’est pas à moi de régler son problème, et je ne vais pas l’aggraver par pur plaisir. Moi j’irai seulement réparer les pots cassés. Ou au moins réconforter Marié. Car je sais qu’elle fera comme si cela ne l’affectait aucunement. Mais dans le fond elle sera blessée. Avec tout ce qu’elle à vécu, elle ne méritait certainement pas cela. Ariste a fait tout foiré la confiance qu’elle commençait à avoir envers les hommes. Il va subir la juste rétribution pour ce qu’il a fait, et on va finalement savoir ce qu’elle a eu à faire pour survivre. Je vais devoir prendre la liste de ceux qui l’ont kidnappé, de ceux qui l’ont enfermé, et ceux qui ont abusé d’elle. Un de ces jours, j’irai leur expliquer qu’on ne rit pas en s’attaquant à mes amis.
dimanche 27 janvier 2008
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1 commentaire:
l'amour est une maladie comme quoi on a chaud, froid, on veut être aupres de l'autre et être trop près n'est jamais suffisant. ce n'est pas un état qu'on a souvent dans notre vie ou du moins en permanance, on peut aimer à partir d'un certain moment, mais avant ... c'est pour ça aussi qu'Amélie trouve que l'amour est aussi une maladie, mais une belle maladie et j'aimerais bien être malade pour le restant de mes jours avec celui que j'aime
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