jeudi 12 mars 2009

Into the fire

Alors…Par où commencer. Tellement de choses se sont déroulés…Notre retour du monde des Shinigamis. La résurrection du « bon » Tristan, la réunion au sommet des vampires du clan Tristan, la re-mort de ce vampire….Toutes des situations ou je n’ai rien fait d’autre que de regarder. C’est vrai, je n’ai pas pu faire grand chose…A part me battre contre un vampire mage qui sépare son corps en morceau…Combat perdu d’avance. Qu’est ce qu’ils voulaient prouver? Que nous avions de l’ardeur a combattre? Que nous étions prêt a se sacrifier pour notre cause? Franchement, ça n’a prouver qu’une chose, nous sommes tous suicidaires, prêt a se jeter dans un combat VRAIMENT perdu d’avance, et que nous sommes nettement inférieurs aux vampires. Ça fait plus qu’une chose en fait…Mais n’empêche, ils sont vraiment à côté de la plaque ces buveurs de sang. En tout cas…Est ‘il possible pour un simple mortel de les égaler en puissance? Sans recourir a des artéfacts, je veux dire, par sa propre force? Plus ça avance, plus mes doutes sont grands…Comment se fait t’il que pleins de gens maléfiques deviennent toujours plus puissant, et que nous, nous n’avançons pas. Le seul foutu moyens de devenir plus fort, il faut avoir la chance de connaître un Arcadien qui nous emmène pleins d’artéfacts…

Et maintenant…On est pris dans une maison qui n’a aucunement l’air d’une maison, pleins de monstres, pour aller combattre Mattimeo et Lantys. Premièrement, comme à CHAQUE fois nous n’avons aucun élément de surprise, on est pas vraiment préparé parce que, malgré le fait qu’on soit séparés en deux groupes, j’ai l’impression qu’on est vraiment désorganisés…

Et merde, je crois que je suis vraiment un mauvais chef… C’est vrai, merde, personne n’est d’accord avec mes décisions. Gwen n’arrête pas de me contredire et montrer son mécontentement, Lemleck n’arrête pas de me faire savoir que je ne suis pas à la hauteur ou que je ne suis pas assez ferme. J’ai l’impression que les deux seuls qui me suivent avec confiance et conviction, c’est Yamaël et Réno. Les gens sont blazés, ils ne veulent qu’en finir…Et je les comprend, moi aussi je suis un peu tanné, j’ai l’impression qu’on s’ésouffle.

Je n’ai qu’une constatation à faire.

On ne contrôle absolument rien.

Je veux dire, rien n’est sous notre contrôle. On s’efforce de courir, pour éviter que le pont s’éffondre sous nos pieds. On se garoche d’un côté, ou d’un autre, sans savoir ce qu’on a à faire, sans savoir quelle étape sera la suivante.

Autre chose, ces gants d’Ifrit se sont révélé pas mal inutiles; il fallait que je les ais pour aider dans le combat contre Mattimeo, mais je ne peux pas encore les utilisés sans prendre le risque de détruire mes alliés. Malgré tout ce que j’ai lu sur eux, je n’ai rien appris du tout.

lundi 8 décembre 2008

Land of confusion

Il faut le dire : J’en ai assez des morts. Non mais merde! Le sort s’acharne vraiment sur nous. J’ai l’impression qu’à chaque pas que nous faisons, on nous rajoute une chaine au hasard pour que ce soit plus lourd, et ardu d’avancer.


On viens de finir ce que je peux qualifier de LA mission la plus dangereuse et plus difficile qu'il nous avait été donné d’accomplir, nous nous sommes retrouvé sur un continent à des milliers de kilomètres de notre point de rendez-vous (honnêtement on est vraiment trop loin). On a affronté des Shinigamis a profusions, je me suis transformé en démon enflammé, 2 fois, et j’ai faillit tuer Réno, et mis en danger le reste de l’équipe, Primrose et Aubrey se sont fait capturer et torturer. Yamaël et Toutou aussi se sont fait prendre, et c’est par chance, à cause d’une Shinigami sans aucunes émotions qui a bien voulu me laisser reprendre mes coéquipiers.


Et l’endroit ou on arrive, il y a un foutu homme corbeau en décomposition qui nous envoient des hordes de monstres horribles. Primrose nous a fait un espèce de bouclier que certaines de ces créatures ont pu traverser seulement. Nous en avions que quatre à abattre. Et c’était bien plus difficile à faire qu’on le pense. Ces enfoirés bougeaient rapidement. Yamaël, voyant que les monstres continuaient d’arriver à cause de l’homme corbeau, avait décidé de nous en débarrasser, avec ses attaques dévastatrices à distance. Le groupe commençaient à faiblir, nos quatre ennemis ne lâchaient pas le morceau….et …merde mais ou elle s’en vas?!?!?!?!!? Primrose! Merde notre prêtresse a fait la pire des erreurs au monde, elle est sorti de son propre cercle de protection…Mais a QUOI elle a bien pu penser. À force de tirer dessus, Yamaël aurait fini par l’avoir…Mais ça commençais à aller vraiment mal de notre côté : Toutou, Gwen, et Yamaël sont tombés, et Satch, extrêmement blessé, à tenter de sortir du cercle lui aussi. L’INCONSCIENT! L’IDIOT! Bordel de merde, j’ai fait ce que j’ai pu pour ramener ce que je croyais être son corps mort. Et ensuite j’ai du m’occuper de Primrose.

Ok.

Je ne comprends pas ce qui a pu se passer. Je tenais le corps de Primrose contre moi d’une main, et les monstres se sont mis à attaquer. Pendant 12 secondes, j’ai eu l’impression que mon corps savait exactement ou aller. J’ai eu quelques égratignures, assez profondes, mais bon. Je crois que je ne me suis jamais fait autant attaquer dans toute ma vie. C’était magique. En effet, grâce à Toutou, Yams et Prim, j’avais bien plus de dextérité que d’habitude. C’est ce que j’appelle un travail d’équipe hors pair…En tout cas, il aurait été hors pair si Primrose n’étais pas sorti du cercle de protection.

Mais foutu merde Gwen est morte une DEUXIÈME fois. Ça monte le compte 5 morts. 5 MORTS. Aubrey, Réno, Raine, Gwen, Primrose, et Gwen encore.


Entre les morts, les âmes manquantes, il y a ces foutus explosions au loin…Jvais aller jeter un œil…Je suis celui qui court le plus vite, et avec de toute façon, si les choses tournes mal, je sais que Toutou va avertir Yamaël…


Bordel de merde.


J’espère que rien n’est arrivé aux autres pendant notre absence.


J’ai hâte de revoir les autres…Mais je redoute leurs regard…J’ai faillit à ma tâche, 5 fois…C’étais à moi à veiller sur eux, c’étais moi leurs chef. Et en plus, au final, il y a deux membres de l’équipe manquant, et on n’est même pas sûre qu’ils vont revenir avec la plante qu’il fallait aller chercher pour séparer l’âme des trois hommes.


Comment annoncer à Caïn que Primrose est morte…

Réno...Et Rain...Aubrey... Pour l'archer, quelqu'un a sûrement son âme...Pour Rain et Réno, il faut...faire un deuil, même si je suis sûrement le seul que la mort afflige encore...On dirait que Yamaël fait complètement abstraction des morts, Primrose s'en balançait complètement de la mort de Réno, ou de Gwen...Il n'y a que Satch qui a eu l'air affecté lui aussi...Comme quoi il n'est pas lui non plus, devenu insensible à la perte de quelqu'un qui nous est cher...

Pff… J’ai besoin de la revoir. Jme sens ptete…un peu perdu… dans ce monde, comme dans celui des Shinigami, je me demande encore, ou est ce que toute cette histoire va nous mener...

lundi 10 novembre 2008

Down with the sickness...

Qu’est ce que je suis devenu? Un démon? Un monstre?

Je revois la scène, quand je me suis éveillé, dans le corps massif, puissant, du démon Ifrit. J’avais massacré sans aucune once de pitié, près d’une demi-douzaine de Shinigamis, et faillit tuer Réno…Donc de ce pouvoir que me pourvois ces armes, se colle une terrible malédiction. C’était extrêmement intense. Et ça pourrait arriver n’importe quand? Je pourrais tout aussi bien me battre, et me retransformer. Et si je reprenais mes sens, et que j’avais le gout du sang de mes coéquipiers aux lèvres? Est ce que j’ai vraiment le droit de continuer à mettre ces bracers? En sachant ce qui pourrait advenir? Ils me procurent une force que je ne peux que rêver d’atteindre dans ma vie…Mais est ce que de choisir de prendre le risque de me transformer en démon...fait en sorte que j’en devienne un réellement?

Je regarde mes bras, et mon corps est déjà en train de se métamorphoser…Mes yeux brillent rouge? Est ce que c’est permanent? Si je continue a utiliser la force du démon, mon corps va t’il lui appartenir de plus en plus?

Trop de questions, qui resterons sans réponses…Pour le moment. Car j’ai besoin de cette force. Je l’emprunte jusqu'à ce l’écart entre elle, et ma propre faiblesse, soit diminué. Quelqu’un m’a dit un jour… « Combattre le mal, par le mal… » Peut-être avait t’elle raison. Mais est ce que ce pouvoir que je m’approprie, que je tire d’une force maléfique, me rend moi aussi, maléfique…

J’espère de tout cœur que non. Parce que si c’est la cas, je ne vaux pas mieux que ceux que je tente de stopper.


---


Ève m’a fait voir des choses…Ma vie. En entier. Ces simples mots, quand on les prononce nonchalamment, sont assez insignifiants. « J’ai vu ma vie défiler devant mes yeux ». Ce n’est qu’une expression. Mais attardez vous a cela…De revivre, chaque émotion, chaque sentiments, chaque sensations, de revoir chaque regards qu’on a posé sur les autres et qui nous sont retournés, chaque actions que l’on a faite, bonne ou mauvaises, sans pouvoir les changer, de recommencer sa vie à zéro, avec la conscience de l’avoir tout déjà vécu…Si vous avez assez d’imagination pour ressentir ce que je veux dire….Peut-être arriverez vous a comprendre une fraction de ce que j’ai vécu, 82 ans, en une seconde.

Ce qui est pire encore, c’est que j’ai ressenti avec plus de force encore toutes mes souffrances, tout mes malheurs. Comme si les vivre une fois n’étais pas assez, il fallait que je les revive, mais avec plus d’intensité…En éprouvant toute les douleurs que j’ai faites endurer aux autres. A mes ennemis, à mes alliés. Je vous demande sincèrement pardon.

Je devrai me racheter auprès de ceux que j’aime, et qui ont souffert par ma faute.


---


Et maintenant, je n’ai plus d’âme…Excepté celle de Yasmina. C’est étrange, et symbolique à la fois. Je perds mon âme pour regagner celle de la femme que j’aime. Bordel si il y a une seule force qui anime tout cet univers, je lui demande de tout cœur, la seule chose que je veux, c’est de retrouver Yasmina, saine et sauve. Pourvu qu’elle ne soit pas morte par ma faute…Parce que je me suis fait capturer par cette Shinigami démentielle…

Cette simple pensée, que je tente de refreiner en avançant et me concentrant sur la mission actuelle, me fait plonger dans un abîme de terreur et de souffrance. J’en perds pieds…

Ça fait quoi, trois, quatre jours?

Et j’ai juste le goût de la revoir. J’ai vraiment cru mourir, avec cette Ève, et mon seul regret c’aurait été de ne pas savoir si je lui ai assez fait comprendre à quel point je tiens à elle.

Yasmina…


---


Au moins, grâce à Ève, j’ai pu retrouver le petit Yamaël et sa Peluche.

C’étais étrange, jamais je n’aurais pensé me retrouver a combattre seul, au côté de Yamaël et Toutou. Mais ensemble, nous avons formé un bon trio. Franchement, j’ai été étonné par les aptitudes au combat du petit. Quand tout le monde se bat, je focus mon attention sur l’ennemi, mais là, comme nous étions seulement trois, dont la Peluche qui restait derrière, j’ai pu voir que Yamaël, se bat bien à l’épée.

Et encore moins qu’ils pourraient aussi bien se battre. Ils en ont dedans, les deux petits, plus que je ne m’y attendais.

Je crois que j’ai fait quelques gaffes avec Yamaël… J’ai été souvent trop rude avec lui. Mais je sais que mon maître ne m’a jamais donné la vie facile, étant un enfant. Oui il m’aimait beaucoup, il était affectueux et souriant, mais il était un Sifu de fer, imperturbable quand il s’agissait de la responsabilité du guerrier. Et que je croyais faire ce qui était bien, en étant rude avec lui, parce que ça a marché avec moi. Mais nous n’avons pas tous la même capacité a supporter, ça je doit le respecter. Avec ce petit il faut que j’use de plus de doigté et de gentillesse. Ce n’est pas comme si c’était trop dur.

Car je commence à comprendre. Jai toujours été très naïf. Ça m’a beaucoup couté, dans ma vie. Je voudrais qu’il n’en souffre pas, comme j’en ai souffert. Ça me rend triste d’y penser.

Je vais devoir encore plus faire des efforts. Lui laisser plus de liberté, mais en même temps, lui montrer ce qui peut être fait, et qui ne peut pas. Je crois que je me débrouille pas mal ces dernier temps. Étrangement, j’ai l’impression qu’il est un de ceux qui m’écoute le plus, quand je dis quelque chose. Il fait des efforts de son côté aussi. =) C’est bien.

Ève nous a aussi ramené Aram, et Aubrey. Je n’avais jamais eu la possibilité de discuter avec cet Elfe. C’est un homme fier, honorable. C’est la première fois que je vois un elfe avec une telle attitude de guerrier. Je l’aime bien. Moi, ami avec un Sharparrow…C’est comique rien que d’y penser.
---


On a retrouvé tout le reste du groupe…Et on a du combattre.

Bordel de merde.

Réno est tombé.

Encore.

Cette fois, je ne peux pas me permettre de me morfondre. On doit avancer. J’ai ramasser ses truc, et j’ai vu qu’Ève avait pris son âme…Qu’est ce qui va sortir de cette histoire…

On a perdu Rain aussi…Elle s’est fait tuer par la Shinigami, parce qu’elle avait dévorer l’âme qui tentait de se sauver, au lieu de simplement la conserver. Et quand Réno est mort, elle l’a mangée, aussi. Donc Ève a usé de sa manière pour récupérer les âmes. Directe. Elle a tranchée Rain en deux. Et merde…

J’ai deux équipiers qui sont tombé au combat.

---

Donc l’état de la situation, Gwen a trouvée qu’il nous fallait 5 cartes de vrai Shinigamis, et ils ont compris qu’il nous fallait les cartes de différents travails; chasseur d’âmes, juges, exécuteurs, etc…je n’ai pas trop compris. Mais je laisse la réflexion à ma petite sœur, je sais que si quelqu’un peut trouver la solution, c’est elle.

Faites qu’on réussisse à trouver l’épée à temps. Et après cela, il faut récupérer Marié, et Maverick.

samedi 11 octobre 2008

Mon équipe

Je suis fier de mener une pareille équipe. Il y a presque 1000 shinigamis au dehors, et ils trouvent quand même le moyen de réfléchir ENSEMBLE pour trouver la solution la plus efficace pour tous nous sortir du pétrin.
Les idées de Primrose, Gwen, Réno Rain Satch et Axel et même Yamael n’ont pas été gardé jalousement par ceux qui les avaient. Mais ont été mises sur la table, pour les modifier, et en faire une idée combinée. Grâce à cela, nous avons eu une idée qui pourrais très bin s'avérer efficace et nous sortir d'ici en vie.

Ils font ce que j’espère le plus d’eux, ils travaillent en équipe.


---

Je n'ai jamais eu a forcer la main de personne. (excepté peut-être remettre Yamael à l'ordre). Ils me demandent conseil pour avancer, et quand je dis "on va par la", ils m'écoutent. À moins d'avoir une bonne raison, comme par exemple dans le manoir, où Gwen avait apporter des points pour ne pas aller à droite mais plutôt à gauche (ce qui s'est avéré au final le meilleur choix).

J'ai toujours un peu peur quand je deviens un peu trop autoritaire, je n'ai pas hérité des talents de leader de mon maître. Mais j'essaie. Et ça ne réussi pas trop mal, je crois. De toute façon si je fais quelque chose de travers, je suis sûr qu'ils vont me le rappeler. L'important c'est qu'ils se sentent écoutés, et respectés.

---

C’est dans des moments comme celui-là où je réalise à quel point j’ai de la chance.

La chance de pouvoir mener une équipe aussi efficace, aussi bonne, et à laquelle je tiens autant.

Je les aimes tous autant qu’ils sont.

Tous. À des degrés différents, mais tous. Sans exceptions. Peu importe si nous ne sont que des pions, des cavaliers ou des fous sur un énorme échiquier constamment en mouvement. Pour moi, mes amis sont des personnes qui ont chacun un cœur, des rêves, des espoirs, qui cherchent constamment à devenir de meilleures personnes, même si certains d'entre eux, comme Yamaël, ou peut-être Ariste, ne s'en rende pas encore compte.

Gwen

Wow… Merci Gwen… Merci pour tout.

“Si mon maître t’attaquait, qu’est-ce que je ferais ? Je te défendrais assurément, mais si Matt continuais ? Alors je l’attaquerais pour pouvoir te défendre toi ! En raisonnant ainsi, tu m’as fait réaliser à quel point je t’aimais. Assez pour que je me batte contre ce qui a toujours été ma plus grande terreur et en accepter les conséquences. Ta présence me donne le courage de changer, d’aller affronter mes peurs et d’avancer.
Aussi je voulais te dire qu’il n’appartient pas à ma famille. Mattiméo a beau être mon cousin, il pourrait être mon frère que ça ne changerait rien à la situation présente. Tu es ma famille, mon grand frère malgré la race qui nous sépare. »

Gwen…Je crois que tu ne réalisera jamais à quel point ta lettre arrive à point, et à quel point elle me fais du bien. Ces dernier temps, je me suis senti terriblement seul, désemparé. Pas à cause de toi, ni du reste de l’équipe. Je me suis senti seul face…face à moi-même. Face à mes démon, face à mes incertitudes.

Je suis encore seul face à eux, mais maintenant, grâce à Yasmina et toi, j’ai le courage qui commençais lentement à me quitter pour continuer à les affronter. Tu m’as fait réaliser à quel point je tiens à toi, plus que je ne le croyais. C’est vrai, au tout début de cette histoire de grand frère petite sœur, je ne le voyais que comme un moyen pour toi pour te sentir rassurée, protégée par une autre personne. Tu demandais du réconfort, et j’ai toujours été là pour en donner. Mais plus les choses progressaient, plus je me rendais compte qu’à force de te regarder autrement que comme sous le regard de l’amitié, mais plus comme un membre de ma famille, je m’attachais à toi.

Quand ton maître t’enlevais, tout le temps ou tu n’étais pas là, je me sentais démuni, sans force. Quand ton maître m’a torturé, dans la tour de Lunas, c’étais parce que je n’acceptais pas qu’il t’appelle « sa petite Gweny ». Il ne t’a jamais mérité, je suis content que tu t’en rende compte enfin.

Les liens de sang n’ont rien à voir, elfe ou tengu. Je n’ai jamais eu d’autre famille que mon père, qui lui était humain. J’ai trouvé, dans ce groupe, des amis véritables, comme Caïn, Marié, Réno, ou même Satch. J’y ai trouvé un élève. J’y ai trouvé l’amour. Mais j’y ai trouvé aussi une famille, et c’est toi.


vendredi 3 octobre 2008

Haunted by your world

Ah lala... Le temps des séparations est enfin arrivé. J’étais extrêmement stressé, tellement, que je n’avais aucune idée de quoi je pourrais parler avec Yasmina. C’est étrange; avant ce château, plutôt avant qu’on aie traversé sa dernière vision, j’avais beaucoup plus de facilité à lui parler. Et Vice versa. Elle pourra dire ce qu’elle veut, elle me parlait quand je lui posais des questions.

Maintenant, j’ai l’impression de marcher en plein dans une ancienne salle d’entraînement de guerrier... C’est vrai, dans une légende, un moine à du traverser une salle où chaque pas qu’il faisait pouvait mener à une fin terrible pour lui, tellement il y avait des pièges dans la salle. Ses réflexes ne pourraient pas le sauver, il devait être attentif à fond envers son environnement, parce que sinon, c’était la mort...

C’est vrai, je me sens comme si je ne pouvais plus parler parce que quoi que je dise, j’ai des chances de perdre tout ce que j’ai réussi à accomplir jusqu’à maintenant. J’essaie de dire ce que je ressent, mais c’est difficile... Je ne veux pas la mettre mal à l’aise.

Je ne veux pas que ce rêve, en plein milieu d’un cauchemar, s’arrête...

J’aime Yasmina. Et je crois... Plutôt je ressent que c’est réciproque. C’est étrange, je n’arrivais pas a le réaliser, jusqu’à ce qu’elle me serve le thé. Toutes ces allusions qu’elle faisait, comme me dire que je l’impressionnait... Que je n’étais pas stupide... Elle le pensais vraiment. Enfin je crois... On a marché main dans la main, et surtout, surtout... Je l’ai prise dans mes bras. Une main dans son dos, l’autre, derrière sa tête, je l’ai serrée, comme un homme serre tout son univers dans ses bras. Doucement, mais fermement. Et après lui avoir murmuré à l’oreille, j’ai déposé mes lèvres sur les siennes. Et elle m’a rendue mon baiser. C’est sans conteste le plus beau jour de ma vie... Elle m’a embrassée *Façon de parler* Elle ma laissé lui caresser la joue, m’a tapotée la mienne, a accepté le fait qu’on est un couple, maintenant.

Même si ça a l’air de la rendre excessivement mal à l’aise...

En tout cas. Je vais essayer d’y aller tout en douceur, je ne veux surtout pas la brusquer, comme j’ai dit plutôt, je ne veux pas tout bousiller. Si je m’écoutais, je serais toujours collé avec elle, j’ lui murmurerais toujours des petits mots doux, je la prendrais par la main et...

Mais non. Je ne veux pas l’effrayer. Je sais qu’elle me connais, mais elle n’aimerait peut-être vraiment pas que je me transforme en monstre affectueux. C’est difficile quand l’autre ne dis rien. Mais je savais dans quoi je m’embarquais...

J’ai tellement peur que le rêve que je vis, en ce moment, s’arrête...

J’ai peur de la décevoir, en même temps je me dis que si elle m’aime vraiment, elle doit connaître mes petits défauts. J’ai tellement de difficultés à mettre mes sentiments en paroles. Peut-être qu’avec mon journal, elle va mieux comprendre... Tant qu’elle ne me renie pas parce que je la complimente trop... Nah je crois pas. Au pire elle le lira pas. Mais bon, je devrais laisser mon utopie de côté et me concentrer ici, j’ai 10 jours pour faire ce que j’ai à faire. On va y arriver. Si le vampire accepte de nous guider. Et il faut que je me renseigne auprès d’un Shinigami pour séparer les âmes de Julius et Jillian. Il est drôle Ariste. Il crois que je suis quoi? Si je ne veux pas prendre la peine de sauver deux hommes qui sont cher à une amie, comment est-ce que je pourrais vouloir sauver le monde...

samedi 13 septembre 2008

Stare into the night

Première nuit sous les étoiles…Plusieurs années ont passés depuis la dernière fois ou j’ai vraiment regardé ces lueurs dans le ciel…Je n’ai jamais appris les vrais constellations. Mon maître disait qu’il était beaucoup plus amusant de s’inventer nos propres formes dans les cieux. Certaines nuits, nous les passions étendus sur le dos dans le jardin, et il me racontais les légendes des guerriers d’autrefois, se servant des étoiles pour recréer des batailles…

Comme Li-Yen qui avec sa lance d’argent a tenu en échec les 2000 guerriers du royaume des morts venu prendre sa femme, ou Chen Zen qui, après avoir parcouru le labyrinthe de la montagne sacré, trouva l’épée de jade et pu alors sauver son peuple du tyran qui l’oppressait. Ou Meikyo, qui réunifia son pays, divisé par ses frères d’arme devenu la proie du démon Mashaan.

Tous ces hommes…De simple mortel, ils sont devenu des légendes, que quelques maîtres murmures à leurs élèves pour leur inspirer du courage…Quand je regarde toutes ces batailles épiques, qui se déroulent devant moi sur l’écran du ciel nocturne, je vois à quel point je ne suis qu’un moustique insignifiant. Que vais-je réellement accomplir? Je sais que je vais tout faire pour être à la hauteur, mais je sais au fond de moi-même que je ne pourrais jamais atteindre la force de mes ennemis.

Peut-être qu’elle a raison finalement. Je n’ai jamais été très intelligent…Je suis naif, et je laisse toujours mes émotions prendre le dessus…

Elle dit que je suis idiot. Stupide. Ça ne me dérangeais pas vraiment, avant…Je savais que c’étais un mécanisme de défense, parce qu’elle voulais éviter de se rapprocher de moi. Mais depuis que j’ai la conviction qu’elle m’a acceptée, j’ai l’impression qu’elle le pense vraiment. Et cet acharnement à me le rappeler…

Pfff…..Oh ça ne va pas bien dans ma petite tête…J’ai l’impression que je me bat continuellement contre une ombre, sur le bord d’un précipice sans fond…

Et mes forces commencent à s’épuiser…

J’ai l’impression d’avoir fait un pas de géant avec Yasmina, mais en même temps je suis extrèmement confus sur sa façon de me percevoir. J’ai l’impression qu’elle l’est autant sinon plus que moi. Il y a comme un malaise constant quand je suis en sa présence…Comme si elle ne voulais vraiment pas que je m’approche d’elle. Pourtant elle me laisse la toucher, la prendre dans ses bras…

En plus, comment croit t’elle que j’ai pris le fait de la voir mourir, encore une fois…Toutes les souffrances de ma vie ne peuvent se comparer a ceux que je ressent quand elle passe près de me quitter à jamais…Et c’est la deuxième fois qu’elle meurt devant moi. Je ne pouvais simplement pas lâcher sa cape. Ça m’a pris tout le contrôle qu’en tant que guerrier j’ai réussi à acquérir pour le faire.

C’est étrange…Elle m’a demandé de lui parler de ma formation. Hum… Je ne me suis jamais autant ouvert de ma vie sur mon passé…Et elle ne m’avais jamais posé de questions avant aujourd’hui. Ça ne fait que rajouter de la confusion dans mon esprit. Mon coeur est clair sur comment je la perçois, quand je la prend dans mes bras, même si elle ne réagis pas (ni en bien ni en mal…) j’ai l’impression que je tiens tout ce qui à de plus précieux pour moi dans ma vie. Mais ma tête ne sais pas comment comprendre sa façon de réagir.

(Je n’ai pas voulu dire tout ça ingame parce que je me disais que c’aurait été long et que dans le fond ça n’intéressait pas vraiment les gens qui voulais avancer la game, donc, pour ceux qui veulent bien savoir ce qu’étais l’entraînement de Sai quand il était petit, voilà l’intégral de ce qu’il a dit à Yasmina ce soir la…)

« Les souvenirs les plus lointains que je possède remontent à quand j’avais au moins quatre ans… Un grand livre ouvert, les pages jaunies par l’accumulation des années, la neige recouvrant le jardin, l’odeur forte du saké chaud de mon père, la coupe de thé fumante…Ce ne sont que des images, des odeurs imprimées, figées à jamais dans mon esprit.

Entre quatre et neuf ans, le maître commença à m’instruire. Apprendre à écrire, lire différentes langues, conjuguer…Quel calvaire c’étais pour moi à l’époque! J’étais jeune et plein d’énergie, je n’étais pas capable de rester en place plus de deux minutes sans me plaindre. Tout ce que je voulais c’était me rendre au village, aller jouer avec les autres de mon âge. Pour eux comme pour moi, je n’étais qu’un jeune humain comme les autres. Je m’intégrai très bien. Comment pouvions-nous savoir réellement ce qu’était un elfe, un tengu ou un nain? C’étaient des moments mémorables, précieux. Mon Sifu était très compréhensif, il me laissait faire ce que je voulais, tant que je pouvais lui montrer que je progressais dans mes études. C’est le soir de ma fête de neuf ans que tout ce mis à changer…

Comme toutes les nuits d’hiver, la nuit tombait toujours tôt, et le froid envahissait nombreuses pièces non habitées du temple. Seules les pièces que nous utilisons étaient munies de braseros ou de foyers, pour nous réchauffer. Nous étions dans la pièce principale, et mon cadeau ce soir la fut des vêtements…Un kimono court fait de coton blanchi, des pantalons noirs, une ceinture faite en corde bleu foncée…Je n’avais jamais vu des vêtements aussi étranges…

L’attitude de Xing avait changé quand il me remis mon paquet. Comme si un accord silencieux venait d’être signé entre nous. Je croyais que je venais de faire quelque chose de mal, et donc je lui demandai ce qui n’allait pas. Il me répondit : « Demain, les choses changent. Demain, tu vas sûrement pleurer. Demain, tu vas souffrir. Demain tu te demanderas ce qui ne va pas. Demain, tu commences le chemin de la voie du guerrier. » Et il n’en dit pas plus. Il s'installa sur le bord de la fenêtre avec sa bouteille et sa coupe, signe qu’il était temps que j’aille dormir.

Mon sommeil fut très agité cette nuit-là. Le froid mordant pénétrait mes couvertures, et la flamme du foyer ne semblait pas arriver à le repousser.

Je ne pourrais jamais dire si mon petit corps frêle était prêt, mais je n’avais pas le choix, je devais foncer coûte que coûte…

Avant le chant du coq, Xing est venu me réveiller en claquant ses mains devant mon visage. Il n’avait jamais fait cela avant... Il me dit de m’habiller avec le « dogi » qu’il m’avait fait faire. Je ne comprenais pas encore ce qui se passait. L’ampleur du vêtement fait pour sa légèreté et l’amplitude du mouvement qu’il apporte, son tissu fait pour résister au froid sans pour autant être étouffant dans la chaleur…Bref, un habit adapté pour ceux qui se battent sans armures…

Nous sortîmes, sans avoir déjeuner. D’habitude, nous mangions dès le lever…Le froid était mordant. Ce matin d’hiver était couvert par la nuit, il devait être environs 5 heures. La neige couvrait mes petites bottes de fourrures, et le vent pénétrait sous ma petite cape. Jusque-là, aucun mot n’était sorti de la bouche de Xing. Nous nous sommes rendus jusqu’aux marches de granite qui descendent de la montagne, et qui mènent au sentier du village.

« Jusqu’à ce que je te juge apte, tu réfèrera à moi seulement par le mot « Sifu ». Pas de papa, encore moins de Xing. Descends et remonte ces marche le plus rapidement possible. Va y! »

J’exécutai sur le champ ce qu’il dit. Je me mit à dévaler les marches dans la neige fraîche, le plus rapidement que je le pouvais. Arrivé en bas, je n’étais même pas essoufflé. Je me mis à remonter à la même vitesse que la descente. Je commençais à me réchauffer un peu, à travailler comme ça. Arrivé en haut, j’étais fier de moi. Mais, Xing me dardait d’un regard sévère. « Pas assez vite. Recommence. J'arrêtai net, me retournai, et recommençai. Je commençais à être troublé, mais je tentai de me dépasser. Cette fois, en arrivant en haut, mon cœur battait beaucoup plus vite, et de la sueur perlait de mon front dans le froid glacial.

« Pas assez vite. Recommence. » Il me regarda d’un regard très froid, et me dit « Qu’est ce que tu ne comprends pas dans RECOMMENCE! » Et je dus redescendre…Encore et encore…Après 18 fois, je perdis le compte. Mon cœur frappait ma poitrine, me martelait le crâne…J’avais tellement mal à la gorge, à force d’avaler de l’air froid, et mes yeux faiblissaient… .Après un moment interminable, le soleil commença à éclairer le ciel. Dans le bleu lugubre de l’aube, Xing me dit de m’arrêter. Devant les marches, il me dit « Saute sur place. » Je sautai… .Sautai… .Et sautai… .Jusqu’à ce que je m’effondre au sol. Mes jambes, à un certain point quand je descendais les marches, me faisaient très mal. Mais maintenant, elles étaient tellement engourdies que je ne les sentais même plus. J’avais beau vouloir me relever, dès que mon pied tentait de soulever mon corps, je retombais au sol. Sans pouvoir le contrôler, les larmes coulaient de mes yeux. Je ne comprenais plus rien, j’avais froid, mais mon corps étais chaud, des spasmes me courraient au travers des jambes. Xing me prit dans ses bras, et me ramena dans la maison. Je croyais que cette torture venait de finir…


Ce ne fut que le premier exercice d’une longue série…Pendant des mois, chaque matin, je commençais la journée par cette descente d’escalier. Venaient ensuite des exercices d’échauffements divers, comme lancer des poids, frapper dans des bacs de sables, sauter, faire des pompes, des redressements… Tout ce qui pouvait emmener le corps à la limite de sa résistance, pour la dépasser. Mon Sifu m’attachait à des roches aux poignets, et je devais la faire avancer en balançant moi poing vers l’avant. Chaque jour emmenait son lot de foulures, de plaies ou d’étirements musculaires. Après quatre semaines d’exercices physiques intenses, j’avais toujours droit à une semaine de repos. Je devais m’en servir pour améliorer mes techniques de respiration, de détente. J’étudiais beaucoup en ce temps-là…Je détestais cordialement. Les démons de toutes sortes, je devais les connaître sur le bout des doigts. Des plus grands généraux des enfers jusqu’à la goule insignifiante sortant de sa tombe. J’apprenais comment bien me comporter en société; comme un guerrier se doit de le faire. La droiture était un élément essentiel de l’entraînement. Souvent, des gens sortant clairement de la haute société venaient rendre visite à Xing, je me devais d’être à la hauteur de ce qu’il attendait de moi. Pour ouvrir mon esprit au monde qui m’entourait, au-delà du petit village de bûcheron au bas de la montagne, je lisais beaucoup sur la géographie politique (malgré le fait que je ne me rappelle presque plus rien de cela tellement c’était ennuyant), sur les grandes batailles qui ont marqué le sol de ce monde, les guerres…

C’est à ce moment que j’ai appris les bases de « la tactique », comme mon maître l’appelait. Je trouvais tout relativement ridicule à l’époque… Les déplacements de troupes, des problèmes de ravitaillement de chevaux. L’avantage d‘un terrain sur un autre. Quel ennui, vraiment. Mais plus ça avançait, plus ça devenait solennel, je devenais lentement mais sûrement un disciple du Meikyo Ryu. Jusqu’au rite de passage. J’avais, pendant toute ma jeunesse, entraîné mon corps pour ne faire qu’un avec mon esprit. J’avais étudié pour ouvrir ma pensée au monde qui m’entoure. Était venu le temps d’apprendre des techniques de combats.

C’était la fin de l’après midi, et le vent balayais mon visage de la chaleur du mois de juillet. Nous étions au sommet de la montagne, moi et mon maître. J’avais quinze ans et mon corps était devenu celui d’un homme. L’entraînement quotidien était fini, mais Xing avait encore un dernier exercice à faire avec moi…

Quand il le voulait, mon maître pouvais devenir très solonel…Il se mit en position de combat, et me dit simplement :

Tue moi.

Et il me frappa. Quand j’y pense, je ressent encore la décharge d’énergie qu’il m’affligea, d’un seul coup de paume. Je me relevai vite, et, dans ma frustration d’adolescent, je l’attaquai en retour. Je n’arrivais pas à le toucher. Il évitait toujours mes coups, juste avant que ces dernier ne finissent leurs course…Il me testait. Il me frappa encore, encore et encore. Jusqu’à ce que je sois au sol, incapable de bouger, haletant, en sang et contusionné. Puis il se pencha vers moi et me murmura. « Tu es incapable de me toucher. Ressent la douleur de la défaite. Tu ne grandira jamais si tu ne la ressent pas. L’amertume, le sentiment d’impuissance, la honte… Si tu ne les connais pas, tu ne voudra jamais les dépasser. Maintenant, je sais que demain, tu te relèvera, et tu sera prêt. Je ferai de toi un vrai guerrier. »

Et voilà comment mon entraînement se modifia. Plus de simple exercices pour développer ma force ou ma vitesse. Dorénavant, tout était axé sur le combat. Comment se battre contre une armure. Comment dévier une lance, une épée, une rapière. Comment anticiper le tir d’une flèche, comment s’orienter avec le canon d’une arme à feu pour en éviter le tir. Comment ne pas tomber sous l’emprise d’un démon, comment se battre contre une créature qui utilise ses griffes de 60 centimètres…Puis bien entendu, vint le développement de mon ki, l’énergie qui coule dans chaque être vivant.

Je me suis battu une soixantaine de fois contre des démons de toutes sortes. La majorité du temps mon maître étais à mes côté, mais parfois j’étais seul. Je me rappelle plus ou moins mon premier « vrai » combat seul contre une créature de l’obscur… Sortant de l’ombre, ses pattes griffues lacéraient le sol. Son corps était noir, et son haleine sortait de sa bouche en vague de fumées pestilentielles. Ses yeux d’un mauve perçant me traversaient et me sondaient. Je sentais sa haine et son plaisir de tuer se mélanger pour faire naître en moi la peur incroyable qui me tenait clouée sur place. C’est quand il s’élança que je repris mes esprits. Après tout, ce n’étais qu’une sale bête stupide. Je me mis en position de combat et l’attendis. Il se jeta sur moi, toutes griffes dehors. Je basculai par en arrière, et quand il passa au-dessus de moi, je lui assénai un coup de genoux droit dans ce qui semblait être sa cage thoracique. C’est là que tout devient flou. Je me revois me battre au corps à corps, il me lacéra le dos, et tout fini quand mon coude s’enfonça profondément dans sa nuque, juste au-dessus de la vertèbre qui soutient le poids de la tête. Dans un soubresaut, il mourut. Si tu regarde (enlève son dogi et approche son dos de Yasmina) on peut voir encore ici les trois cicatrices d’une de ses pattes griffue.

Puis mon maître est mort, et j’ai stoppé l’entraînement pendant presque 3 ans…J’y suis remis et je suis partit pour Wateryard…Tu connais ce par quoi je suis passé, chezz les hommes, les combats sur gageures, les bars, la mafia, et les elfes, la soie et l’armure de mercenaire…Pas besoin de remettre ces choses sur la table. Voilà, c’était en gros le résumé de ma vie de moine avant de te rencontrer… »

Est ce que mon maître avait fait pareil avec son premier apprenti? Je ne le saurai jamais… Mais moi je vais recommencer avec un autre petit Tengu, qui se nomme Saï en plus…Je suis excessivement content de le revoir en vie, mais je crois qu’il doit rester avec Réno pour ce soir…Il doivent rescerrer leurs liens. Mais demain je devrai aller prendre le petit…Il devra me suivre si il veut apprendre…J’espère ne pas avoir à confronter Réno.